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Promenades dans les expositions parisiennes

mes visites dans les expositions de Paris (et d'ailleurs)

« Les contes cruels de Paula Rego » au musée de l’Orangerie

Paula Rego, née en 1935, a toujours vécu entre le Portugal et le Royaume-Uni. Curieusement, l’exposition du musée de l’Orangerie ne dit strictement rien de tout le début de son parcours, jusqu’aux années 1980 : pour une artiste qui semble fort peu connue en France (en tout cas, il ne me semble jamais en avoir entendu parler jusqu’ici), c’est un peu frustrant de ne pas savoir quelles sont les origines de son travail, d’où provient sa démarche et comment elle a évolué…

Donc, ce qu’on voir, c’est des œuvres figuratives, avec des techniques diverses : de l’huile, des gravures (aquatinte), et beaucoup de pastels sur papier ou sur toile. Paula Rego tire son inspiration de la littérature, des contes pour enfants (et même des comptines anglaises, les « nursery rhymes ») et plus largement de grandes œuvres littéraires (souvent britanniques). A partir de là, elle représente des scènes, globalement réalistes, avec des personnages non idéalisés, relativement laids parfois, et le trait charbonneux de Paula Rego pourrait rapidement les faire verser dans la monstruosité. Ce qui frappe en effet dans les œuvres de Paula Rego, c’est l’ambiance de malaise qui s’en dégage, une inquiétude qui gagne le spectateur de façon diffuse, provoquée par des détails étranges, quelquefois des personnages zoomorphes, et s’il y a un certain équilibre dans la couleur, la lumière est le plus souvent fade, terne, grisâtre…

Il y a probablement un lien avec sa situation personnelle, arrivant à un âge où elle est frappée par la maladie puis le décès de son mari.

Le résultat est en tout cas intéressant !

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