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Promenades dans les expositions parisiennes

mes visites dans les expositions de Paris (et d'ailleurs)

« Images mythiques 60’s » à la fondation Jérôme Seydoux-Pathé

L’exposition actuelle de la fondation Jérôme Seydoux-Pathé met en valeur les photographies liées aux films : dans les années 1950-1960, la production des films envoyait des photographes (dont on n’a d’ailleurs pas nécessairement conservé les noms, c’est dommage car il y a beaucoup de fort belles photos)sur les tournages, pendant toute la durée des tournages. La fondation a conservé un certain nombre des cahiers dans lesquels ces photos étaient collées, et l’exposition se concentre sur cinq films de la fin des années 1950 et du début des années 1960 (Les sorcières de Salem, La dolce vita, Le guépard, Zazie dans le métro, La femme et le pantin).

Ces photos de tournage, de plateau, ces portraits, ces photos des petits à-côtés sur les tournages (on voit par exemple des photos de l’anniversaire des 10 ans de Catherine Demongeot sur le tournage de Zazie dans le métro), servaient à l’ensemble du dispositif de promotion des films, après une sélection sévère : à partir de plusieurs centaines de photos prises sur le tournage, seules quelques dizaines à peine étaient réutilisées pour les documents publicitaires, les photos d’exploitation affichées dans les halls des cinéma, l’illustration des articles de presse, ou encore servaient de base aux graphistes ou aux peintres dessinant les affiches. Avant même la sortie du film, certaines pouvaient être diffusées dans la presse pour alimenter les attentes du public.

Il est intéressant de noter que pour toute cette activité de promotion, c’est bien ces photos de tournage ou de plateau qui étaient utilisées, et non des photogrammes tirés du film lui-même : l’exposition présente ainsi des photogrammes de La dolce vita, qui avaient été extraits pour la réalisation d’un livre au moment de la sortie du film, et non seulement on voit que le style photographique est différent de celui du photographe de plateau, mais le format l’est aussi, en scope pour les photogrammes, tandis que les photographies de promotion et d’exploitation sont de format18x24 ou 24x30 (et sont elles-mêmes des recadrages des photos originales, souvent au format 6x6).

C’est donc une expo qui à la fois est très intéressante sur ce volet méconnu de l’industrie cinématographique, propose de très belles photos, et permet d’alimenter une réflexion sur la réutilisation des images, leur reproduction, leur recadrage (ce qui peut nous rappeler certains aspects du travail de Susan Meiselas, qui présente côte à côte des photos originales, des tirages encadrés pour le marché de l’art, et des utilisations de se photos dans la presse…)

Très intéressant !

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F
Super Louis ! J'irai donc :-)
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